03 janvier 2008
Bonne année 2008
Meilleurs voeux 2008
13 juin 2007
Le bureau national du PS et le Modem désavoue Ségolène Royal
Le Libération d'aujourd'hui souligne que l'appel lancé par Ségolène Royal en son nom personnel dès le lendemain du premier tour des législatives est à la fois une faute politique car elle ne représente pas le PS et une erreur politique car la priorité n'est pas aux manoeuvres et aux alliances mais à la refondation idéologique.
L'alliance souhaitée par la socialiste a été rejetée par son parti et Bayrou.
Par David REVAULT D'ALLONNES, Pascal VIROT
Blâme pour Ségolène Royal. L'ex-candidate à la présidentielle, qui avait lundi appelé le président du Modem, François Bayrou, a été, d'un accord général, désavouée hier soir par le bureau national du PS. L'instance dirigeante «a été unanime sur la question des rapports avec le Modem : on n'est pas dans une discussion d'appareil», a rapporté Benoît Hamon, secrétaire national, à l'issue de la réunion. Peu importe que le Modem n'ait pas proposé de stratégie d'alliance au PS : l'essentiel de la réunion d'hier soir était de contrer l'ex-candidate. Camouflets. Une réunion au cours de laquelle Pierre Mauroy s'est fendu d' «une intervention solennelle». L'ex-Premier ministre, supporteur de Royal, a rappelé que la stratégie du PS relevait «des instances du parti et du premier secrétaire et de personne d'autre». Autre mitterrandiste historique, Louis Mermaz a tonné : «Il faut cesser de croire qu'on vit une expérience politique originale.» Ce n'est pas le seul camouflet essuyé par Royal dans la journée. François Bayrou s'y est mis, qui ne l'a pas appelée, après qu'elle lui a laissé, lundi, un message téléphonique. «Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté, a expliqué le leader du Modem hier sur RTL. Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient : en fait, ils sont passés à gauche.» Dominique Strauss-Kahn, lui, ménagé par Bayrou (lire ci-contre), a déclaré hier sur Europe 1 ne pas être «favorable à un mariage, une alliance de parti» avec le patron du Modem, préférant «réfléchir à des débats qui permettent d'avancer sur des positions communes et, lors d'élections futures, d'avoir des plateformes communes». Et DSK de déclarer, à propos de l'initiative de Ségolène Royal, qu' «elle engageait elle-même. Mais il faut cesser les mascarades». L'ancien ministre a élargi le propos à la cacophonie du PS : «Aujourd'hui, il tire à hue et à dia, et donc personne n'engage véritablement le PS plus qu'un autre.» (...)
12 juin 2007
DSK contre une alliance avec le centre
PARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn a indiqué mardi qu'il n'était "pas favorable à une alliance de parti" avec les centristes de François Bayrou, proposant plutôt des débat" permettant d'avancer sur des positions communes et d'avoir pour des élections futures des plates-formes communes.
"Je ne suis pas favorable à un mariage, une alliance de partis" avec François Bayrou, a déclaré l'ancien ministre socialiste des Finances sur Europe 1 en prônant plutôt de "réfléchir à des débats qui permettent d'avancer sur des positions communes et lors d'élections futures d'avoir des plates-formes communes".
"Il faut être ouvert à tout", a-t-il dit, en soulignant qu'il s'agissait "d'attirer les électeurs vers la gauche".
Comme le leader du MoDem avait fait part de son estime pour lui, M. Strauss-Kahn a expliqué qu'il considérait "que l'on peut avoir des positions sur de nombreux points qui sont divergentes et avoir néanmoins de l'estime réciproque". "La politique, ce n'est pas un combat de chats qui s'envoient des injures à la figure. Je trouve respectable la façon qu'a François Bayrou de s'exprimer", a-t-il ajouté en faisant part de son "estime" pour le leader centriste.
11 mai 2007
DSK invite le PS à tout remettre à plat
Pour renouer avec la victoire, le Parti socialiste doit "tout remettre à plat" et retrouver le lien "qu'il n'aurait jamais dû perdre" avec la réalité économique et sociale du pays, a déclaré Dominique Strauss-Kahn jeudi soir à Paris. (Express 10/05/2007)
"Ce soir je vais vous parler d'avenir, je vais vous parler de victoire et de gauche conquérante", a-t-il déclaré.
"Les Français veulent une gauche efficace, les Français veulent une gauche crédible, les Français veulent une gauche concrète (...) une gauche du réel pas de l'idéologie (...) efficace pas incantatoire (...) une gauche qui règle (les) problèmes, pas une gauche qui ressasse les solutions d'hier", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre de l'Economie s'exprimait, quatre jours après la défaite de Ségolène Royal, devant une centaines de partisans réunis dans l'Est parisien pour un dîner de soutien à la candidature aux législatives de son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis.
"Je vis la situation d'aujourd'hui comme en 1969", a-t-il expliqué, faisant allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche être éliminée dès le premier tour et avait constitué la première étape vers la construction du nouveau PS, né deux ans plus tard au congrès d'Epinay.
"Tout doit être remis à plat. Tout doit être reconsidéré (...) Pas de tabou", a-t-il exhorté à deux jours d'un Conseil national - le Parlement du PS - à Paris.
"Ce qui compte, c'est que le Parti socialiste retrouve son lien qu'il n'aurait jamais dû perdre avec la réalité économique et sociale de notre pays", a insisté Dominique Strauss-Kahn, qui se voit en chef de file des sociaux-démocrates au sein du PS.
Dans son allocution d'une trentaine de minutes dans un restaurant chinois, l'ancien candidat à l'investiture présidentielle socialiste n'a pas manqué d'égratigner Ségolène Royal tout en réservant ses flèches - indirectes - les plus dures à la direction du PS et à son premier secrétaire, François Hollande.
"VIEILLES HAINES RECUITES"
Il a reconnu avoir eu un "visage dur" dimanche soir sur les plateaux de télévision mais s'est défendu de s'être composé un "visage de la vengeance" contre la candidate.
La cause de la défaite, "ce n'est pas la campagne, la défaite elle vient de loin", a-t-il poursuivi, en se plaçant dans le sillage de François Mitterrand, battu en 1965, non candidat en 1969 mais victorieux 12 ans plus tard.
En ce jour anniversaire, il s'est souvenu que pour préparer le succès du 10 mai 1981, "il y avait à la fois - et il faut ça pour la victoire - une stratégie, un projet et un parti".
La stratégie ? "Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique". Le projet ? "Changer la vie, 110 propositions pour changer la vie. Cela c'est un projet à la hauteur du socialisme". Le parti ? Un PS qui, tournant le dos aux "vieilles haines recuites", était "devenu un parti de débat en phase avec les Français".
Vingt-cinq ans plus tard, "l'unanimisme comme stratégie et l'habilité comme méthode cela finit par avoir des conséquences", a-t-il déploré.
A un mois des législatives, il a martelé à plusieurs reprises "il faut se battre", se déclarant à nouveau "disponible" pour aider les candidats socialistes.
"Je me refuse de considérer aujourd'hui que la démocratie est un jeu et qu'une fois qu'on a élu un président de la République ce n'est même pas la peine d'aller aux législatives", a-t-il exhorté.
A plus long terme, il faut construire "ce Parti socialiste dont la France a besoin dont l'objectif électoral doit être au moins les 30% qui sont aujourd'hui sa cible naturelle", a déclaré Dominique Strauss-Kahn, comme pour prendre date pour la prochaine présidentielle.
"Un parti rénové sur les idées, renouvelé sur les hommes et les femmes qui se fixe l'objectif de recueillir le tiers l'électorat dans notre pays c'est à cela que moi, en ce 10 mai, je vous invite."
03 mai 2007
Le 6 mai, votez pour la France Présidente !

Dimanche 6 mai, votez et faites voter Ségolène Royal
votez pour la France Présidente
02 mai 2007
DSK est prêt au côté de Ségolène Royal
Dominique Strauss-Kahn, qui ferait « un très bon premier ministre » selon Ségolène Royal, était interviewé par Jean-Michel Apathie sur RTL ce matin. DSK a affirmé qu'il « se portait garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite » en cas de victoire de la gauche.
« La politique économique que présente Ségolène Royal est innovante, elle est adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy », notamment parce que « Nicolas Sarkzoy, cela va être le conflit. Le sujet qui a été mis sur la table, c'est finalement de savoir si les propositions de Ségolène Royal sont solides, sont crédibles. Et moi je réponds oui », a-t-il dit.
L'ancien ministre de l'économie a estimé qu'entre Ségolène Royal et François Bayrou, « sur de nombreux sujets on a vu des proximités, et puis on a vu des différences notamment en matière économique et c'est bien normal ». Dominique Strauss-Kahn a fait valoir qu'entre 1997 et 2000, lorsqu'il était à Bercy, François Bayrou n'avait pas émis de critiques à part sur les 35 heures.
« Je m'étais préparé à être le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle, et donc, m'étant préparé à cela, je me sens prêt à autre chose », a déclaré le député du Val d'Oise.
27 avril 2007
L'heure de DSK est arrivée
Le quotidien Le Monde publie aujourd'hui cette tribune qui constate la position désormais centrale de DSK au sein de la gauche française
L'heure de Dominique Strauss-Kahn est-elle arrivée ? Cinq mois après avoir été battu à plate-couture par Ségolène Royal aux primaires du PS (il recueillit 20,6 % des voix des militants, contre 60,7 %), il apparaît incontournable dans la stratégie d'entre-deux tours de la candidate socialiste. Considérant comme quasi-acquises, au nom du front anti-Sarkozy, les voix qui se sont portées sur l'extrême gauche et les Verts au premier tour – cinq candidats sur six ont peu ou prou appelé à voter pour elle au second –, Ségolène Royal ne peut espérer conjurer l'arithmétique électorale, qui semble rendre la droite imbattable, qu'en élargissant son assise vers le centre. François Bayrou ayant décliné l'offre de ralliement qui lui a été faite, "DSK" s'impose comme l'homme du recentrage au sein du PS.
N'ayant jamais renoncé à son choix de la social-démocratie, défendue mordicus avant, pendant et après les primaires, il est le plus crédible aujourd'hui pour tendre la main aux libéraux modérés que Nicolas Sarkozy effraie mais que le " pacte présidentiel " de la candidate PS laisse dubitatifs. Ceux-là même qui constituent une bonne part des 6,8 millions d'électeurs du candidat de l'UDF.
L'ancien ministre de l'Economie et des Finances de Lionel Jospin offre une image de compétence et de réalisme de nature à les rassurer. "Si nous ne sommes pas capables de montrer que notre modèle de solidarité peut survivre dans la compétition internationale et qu'il peut aussi apporter à la France la compétitivité nécessaire, alors les Français voteront pour Nicolas Sarkozy", disait-il dès novembre dans Le Monde. "Remettons les solutions – notamment économiques et sociales – au coeur de la campagne présidentielle", insistait-il en mars.
L'économie est le point fort de ce diplômé d'HEC, proche d'un certain patronat "éclairé" – il fonda avec Raymond Lévy, l'ancien PDG de Renault, le Cercle de l'Industrie en 1994. C'est Dominique Strauss-Kahn qui, à Bercy entre 1997 et 1999, permit à la France de se qualifier pour l'euro, en ramenant les déficits publics sous la barre fatidique des 3% imposés par le traité de Maastricht. C'est lui encore qui lança la vague de privatisations décidées sous le gouvernement Jospin : 31 milliards d'euros d'actifs publics mis sur le marché financier, soit autant que Jacques Chirac et Edouard Balladur réunis dans les années 1980 et 1990 ! Un bilan qui vaut à DSK une défiance tenace de la part de la gauche du parti socialiste. Elle s'inquiète d'ailleurs bruyamment, depuis mardi, de voir Ségolène Royal céder si vite aux sirènes du recentrage. La marge de manoeuvre est certes étroite pour le duo Royal-DSK, mais pour espérer l'emporter, la gauche a-t-elle le choix ?
Pascal Galinier
26 avril 2007
Changer la donne pour la France

"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change"
Dominique Strauss Kahn sur Europe 1.
"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change. Elle est entre les mains de tous, il n'y a pas de négociations", affirme Dominique Strauss Kahn. "Il ne faudrait pas que, simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".
"Nous avons la possibilité entre les mains de changer la donne en France, de faire que le changement existe vraiment dans les idées, dans les politiques, ou bien la continuité, c'est-à-dire ce qui s'est passé depuis cinq ans", ajoute-t-il, soulignant la nécessité de "sortir du vieux clivage" droite-gauche.
Et si François Bayrou, qui doit s'exprimer sur ses intentions lors d'une conférence de presse mercredi après-midi, "ne vient pas discuter, s'il ne se passe rien", alors "on reste dans la vieille tradition, c'est-à-dire que finalement, malgré toutes ces déclarations, le centre ne sera qu'un appendice de la droite".
Réaffirmant sa volonté de bâtir "la maison du renouveau" et "une nouvelle donne", Dominique Strauss-Kahn a dit en avoir "assez de voir la gauche s'enferrer petit à petit dans des dogmes du XXe siècle". "J'en ai assez de voir le Parti socialiste s'enfermer pour des décennies peut-être dans l'opposition parce qu'il ne voudra pas ouvrir les yeux sur le monde".
Interrogé sur le désir de France "arc-en-ciel" avancé par Ségolène Royal, il souligne que l'ouverture au centre était "la stratégie de sortir du gris et de voir toutes les couleurs".
"J'ai confiance dans la victoire, d'un côté, de Ségolène Royal, et, derrière, dans la possibilité de faire vivre dans notre pays une force de gauche et de centre-gauche qui sera totalement différente de ce qu'on a connu pendant le siècle qui vient de s'écouler".
24 avril 2007
DSK demain matin sur Europe 1
Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, alors que le moment politique est crucial pour l'avenir de la France, Dominique Strauss-Kahn sera l'invité demain matin à 8h20 de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.
23 avril 2007
Pour DSK la victoire est possible
Bonjour à toutes et à tous,
La victoire est possible. Pour cela, il faut bâtir la maison du renouveau. La victoire de Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle ne peut pas se construire uniquement sur un rejet de Nicolas Sarkozy. Elle se fera sur une volonté de changement. Ce qui compte aujourd'hui, c'est que l'élection présidentielle permette le renouveau.
Ce renouveau, ce sont les thèmes sur lesquels nous devons intervenir dans les deux prochaines semaines, ce sont les réformes que les Français appellent de leurs voeux. Les électeurs se rendront compte que le changement auquel ils aspirent ne peut pas se faire avec le candidat de la majorité sortante, Nicolas Sarkozy. C'est en se battant projet contre projet que nous l'emporterons.
Quelques grands thèmes sont apparus pendant la campagne : la rénovation de l'approche économique et sociale, la révolution écologique, la réforme institutionnelle et la relance du processus européen. Ces quatre piliers sont l'essence même d'un progamme social-démocrate nécessaire pour bâtir la France et l'Europe de demain.
Le résultat du second tour ne naîtra pas d'accords de partis ou de négociations. Ceux qui veulent ce renouveau doivent se ranger derrière Ségolène Royal.
dsk