La Moselle avec DSK

Le blog de Socialisme et Démocratie et du comité de soutien à DSK en Moselle

27 avril 2007

L'heure de DSK est arrivée

Le quotidien Le Monde publie aujourd'hui cette tribune qui constate la position désormais centrale de DSK au sein de la gauche française

7972467L'heure de Dominique Strauss-Kahn est-elle arrivée ? Cinq mois après avoir été battu à plate-couture par Ségolène Royal aux primaires du PS (il recueillit 20,6 % des voix des militants, contre 60,7 %), il apparaît incontournable dans la stratégie d'entre-deux tours de la candidate socialiste. Considérant comme quasi-acquises, au nom du front anti-Sarkozy, les voix qui se sont portées sur l'extrême gauche et les Verts au premier tour – cinq candidats sur six ont peu ou prou appelé à voter pour elle au second –, Ségolène Royal ne peut espérer conjurer l'arithmétique électorale, qui semble rendre la droite imbattable, qu'en élargissant son assise vers le centre. François Bayrou ayant décliné l'offre de ralliement qui lui a été faite, "DSK" s'impose comme l'homme du recentrage au sein du PS.

N'ayant jamais renoncé à son choix de la social-démocratie, défendue mordicus avant, pendant et après les primaires, il est le plus crédible aujourd'hui pour tendre la main aux libéraux modérés que Nicolas Sarkozy effraie mais que le " pacte présidentiel " de la candidate PS laisse dubitatifs. Ceux-là même qui constituent une bonne part des 6,8 millions d'électeurs du candidat de l'UDF.

L'ancien ministre de l'Economie et des Finances de Lionel Jospin offre une image de compétence et de réalisme de nature à les rassurer. "Si nous ne sommes pas capables de montrer que notre modèle de solidarité peut survivre dans la compétition internationale et qu'il peut aussi apporter à la France la compétitivité nécessaire, alors les Français voteront pour Nicolas Sarkozy", disait-il dès novembre dans Le Monde. "Remettons les solutions – notamment économiques et sociales – au coeur de la campagne présidentielle", insistait-il en mars.

L'économie est le point fort de ce diplômé d'HEC, proche d'un certain patronat "éclairé" – il fonda avec Raymond Lévy, l'ancien PDG de Renault, le Cercle de l'Industrie en 1994. C'est Dominique Strauss-Kahn qui, à Bercy entre 1997 et 1999, permit à la France de se qualifier pour l'euro, en ramenant les déficits publics sous la barre fatidique des 3% imposés par le traité de Maastricht. C'est lui encore qui lança la vague de privatisations décidées sous le gouvernement Jospin : 31 milliards d'euros d'actifs publics mis sur le marché financier, soit autant que Jacques Chirac et Edouard Balladur réunis dans les années 1980 et 1990 ! Un bilan qui vaut à DSK une défiance tenace de la part de la gauche du parti socialiste. Elle s'inquiète d'ailleurs bruyamment, depuis mardi, de voir Ségolène Royal céder si vite aux sirènes du recentrage. La marge de manoeuvre est certes étroite pour le duo Royal-DSK, mais pour espérer l'emporter, la gauche a-t-elle le choix ?


Pascal Galinier

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26 avril 2007

Changer la donne pour la France

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"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change"

Dominique Strauss Kahn sur Europe 1.

"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change. Elle est entre les mains de tous, il n'y a pas de négociations", affirme Dominique Strauss Kahn. "Il ne faudrait pas que, simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".

"Nous avons la possibilité entre les mains de changer la donne en France, de faire que le changement existe vraiment dans les idées, dans les politiques, ou bien la continuité, c'est-à-dire ce qui s'est passé depuis cinq ans", ajoute-t-il, soulignant la nécessité de "sortir du vieux clivage" droite-gauche.

Et si François Bayrou, qui doit s'exprimer sur ses intentions lors d'une conférence de presse mercredi après-midi, "ne vient pas discuter, s'il ne se passe rien", alors "on reste dans la vieille tradition, c'est-à-dire que finalement, malgré toutes ces déclarations, le centre ne sera qu'un appendice de la droite".

Réaffirmant sa volonté de bâtir "la maison du renouveau" et "une nouvelle donne", Dominique Strauss-Kahn a dit en avoir "assez de voir la gauche s'enferrer petit à petit dans des dogmes du XXe siècle". "J'en ai assez de voir le Parti socialiste s'enfermer pour des décennies peut-être dans l'opposition parce qu'il ne voudra pas ouvrir les yeux sur le monde".

Interrogé sur le désir de France "arc-en-ciel" avancé par Ségolène Royal, il souligne que l'ouverture au centre était "la stratégie de sortir du gris et de voir toutes les couleurs".

"J'ai confiance dans la victoire, d'un côté, de Ségolène Royal, et, derrière, dans la possibilité de faire vivre dans notre pays une force de gauche et de centre-gauche qui sera totalement différente de ce qu'on a connu pendant le siècle qui vient de s'écouler".

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24 avril 2007

DSK demain matin sur Europe 1

Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, alors que le moment politique est crucial pour l'avenir de la France, Dominique Strauss-Kahn sera l'invité demain matin à 8h20 de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.

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23 avril 2007

Pour DSK la victoire est possible

Bonjour à toutes et à tous,

dskappelLa victoire est possible. Pour cela, il faut bâtir la maison du renouveau. La victoire de Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle ne peut pas se construire uniquement sur un rejet de Nicolas Sarkozy. Elle se fera sur une volonté de changement. Ce qui compte aujourd'hui, c'est que l'élection présidentielle permette le renouveau.

Ce renouveau, ce sont les thèmes sur lesquels nous devons intervenir dans les deux prochaines semaines, ce sont les réformes que les Français appellent de leurs voeux. Les électeurs se rendront compte que le changement auquel ils aspirent ne peut pas se faire avec le candidat de la majorité sortante, Nicolas Sarkozy. C'est en se battant projet contre projet que nous l'emporterons.

Quelques grands thèmes sont apparus pendant la campagne : la rénovation de l'approche économique et sociale, la révolution écologique, la réforme institutionnelle et la relance du processus européen. Ces quatre piliers sont l'essence même d'un progamme social-démocrate nécessaire pour bâtir la France et l'Europe de demain.

Le résultat du second tour ne naîtra pas d'accords de partis ou de négociations. Ceux qui veulent ce renouveau doivent se ranger derrière Ségolène Royal.

dsk

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