La Moselle avec DSK

Le blog de Socialisme et Démocratie et du comité de soutien à DSK en Moselle

18 novembre 2006

Communiqué de presse du comité mosellan DSK

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Retrouvez ici le communiqué au format pdf.

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17 novembre 2006

En route vers 2007 !

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Ségolène Royal portera les couleurs du Parti socialiste face à Nicolas Sarkozy en mai prochain. Sa victoire est claire et nette.

Tous les socialistes mosellans sont d'ores et déjà rassemblés derrière elle pour battre la droite et proposer aux Français un autre projet de société que celui de Sarkozy.

Le comité mosellan de soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn remercie toutes celles et ceux qui lui ont apporté leur suffrage et invite tous les socialistes, et au-delà, tous les sympathisants de gauche, à se rejoindre et à se rassembler derrière Ségolène Royal pour faire barrage à la droite.

Déclaration de Dominique Strauss-Kahn
17 novembre 2006

" Ségolène Royal a été désignée. Elle est désormais la candidate de tous les socialistes. Je la félicite de son beau résultat et je lui souhaite bonne chance. Le PS est d’ores et déjà rassemblé.

Je salue Laurent Fabius et je lui suis reconnaissant du geste d’amitié qu’il a eu à mon égard.

Je remercie tous les militants qui ont participé à ce débat - dont le parti socialiste sort grandi - et plus particulièrement les 37 000 militants qui m’ont apporté leurs voix. Leur engagement est à la fois une reconnaissance et un encouragement à continuer de faire valoir une orientation social-démocrate qui n’avait jamais été portée avec cette force et cette netteté dans le parti socialiste.

Je suis persuadé que ces idées - la priorité sociale, la confiance, l’engagement européen, l’internationalisme - ont une audience bien plus grande encore et sont indispensables au succès de la gauche à l’élection présidentielle.

Le combat que j’ai mené, et que je poursuivrai avec beaucoup d’autres, participe du renouvellement du parti socialiste que les militants appellent de leurs voeux.

L’heure est maintenant à la mobilisation pour battre la droite.

La mienne est totale.

Plus que jamais, je suis au service du Parti socialiste, de la gauche et de la France. "

Dominique Strauss-Kahn

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15 novembre 2006

APPEL AUX MILITANTS MOSELLANS A VOTER POUR DSK

Chère camarade, cher camarade,

Dans quelques jours à peine, tu vas être appelé(e) à désigner le candidat qui sera le plus à même de battre Nicolas Sarkozy en mai prochain. Tel est l'unique enjeu, mais ô combien crucial car l'avenir de notre pays et de l'Europe va en dépendre au moins pour cinq ans.

dskroseAu cours de cette campagne interne, Dominique Strauss-Kahn a éclairé le débat. Les militants ont pu se rendre compte que, pour battre Sarkozy, il ne suffit pas de bonnes paroles, il faut avoir des propositions, un chemin pour le pays et un chemin praticable. Au terme de cette campagne, il est devenu évident que Ségolène Royal n'était pas la mieux placée pour remporter la bataille autrement moins feutrée qui se profile face à Sarkozy.

Pour nous, le meilleur candidat doit être celui qui fera le meilleur président. C'est Dominique Strauss-Kahn.

Il est le seul candidat non seulement à respecter le projet socialiste mais aussi à le compléter et à le préciser par un Pacte de l'Elysée (18 engagements forts). DSK ne se contente pas d'incarner le projet socialiste, il le met en dynamique et en cohérence.

Il est le seul candidat à avoir tracé un plan de route qui indique ses priorités :

  1. C'est le Pacte de l'Elysée sur les questions sociales (pouvoir d'achat, petites retraites, égalité réelle, éducation, santé, revalorisation des carrières, lutte contre la précarité...) dès l'arrivée du nouveau gouvernement de gauche
  2. C'est la question européenne qu'il faut traiter avec les Allemands pendant l'année 2008 lorsque la France exercera la présidence de l'Union
  3. C'est la Conférence environnementale en 2009

Il est le seul candidat à pouvoir rassembler les socialistes et au-delà la gauche : nos camarades qui soutiennent Ségolène Royal sont pour le moins dubitatifs vis à vis de la candidature de Laurent Fabius, compte tenu de ses virevoltes, du peu de renouveau qu'il incarne et de sa posture néogauchisante, mais reconnaissent la compétence de DSK, "l'homme des solutions" ; à l'inverse, nos camarades fabiusiens ne veulent absolument pas de la candidature de Ségolène Royal qu'il juge frivole et sans envergure, mais reconnaissent en DSK un homme d'Etat. DSK est le point d'ancrage dans le Parti. Qui peut le nier ? DSK synthétise la tradition socialiste des conquêtes sociales et l'imagination de nouvelles armes face au libéralisme.

dskrougeIl est le seul candidat à se donner une priorité et une méthode : le social et la démocratie. La social-démocratie renouvelée : de quoi s'agit-il ? C'est remplacer les slogans par des solutions, les promesses sans suite par la clarté et la vérité, l'impuissance de la démagogie par le réformisme du premier jour jusqu'au dernier jour. C'est porter une véritable exigence de justice et de transformation, c'est renforcer l'Etat et le dialogue social pour contrer la mondialisation libérale en se dotant de nouveaux instruments.

Il est le seul candidat à vouloir en finir avec le président monarque, qui arbitre mais n'est responsable de rien, qui change de Premier ministre quand bon lui semble sans changer lui-même. Il faut un président engagé qui rende des comptes et qui puisse s'appuyer sur un Parlement rénové qui travaille et contrôle réellement.

Il est le seul candidat à avoir une vision d'ensemble de l'écologie qui ne doit pas être un gadget doté d'un vice-premier-ministère ni même une simple politique parmi d'autres : c'est toute l'économie qui doit changer, à commencer par l'usage et la production de l'énergie, avec également une Haute autorité de l'Environnement capable de sanctionner.

Gagner face à Sarkozy sera très dur. Avoir le meilleur candidat face à lui, c'est mettre toutes les chances de notre côté. Chers amis, votez jeudi 16 novembre en votre âme et conscience, en tenant compte de ce que vous savez vous-mêmes des candidats et de ce qu'ils ont montré au cours de cette campagne, en vous projetant dans le futur avec en tête la seule chose qui compte : gagner en mai prochain.

Le changement du premier jour au dernier jour

Ils soutiennent Dominique Strauss-Kahn en Moselle : Jean-Marie Aubron (député, conseiller général), Michaël Weber (maire, conseiller régional), Dominique Gros (président du groupe socialiste au conseil général), Lionel Fournier (maire, conseiller régional), Hubert Duchscher (secrétaire de section), Hubert Fuss (secrétaire de section), Jean-Emile Spindler (secrétaire de section), Angèle Dufflo (adjointe au maire), Jacques Walter (adjoint au maire), Roger Hesling (ancien sénateur), Laurent Arbogast (conseiller municipal), Richard Lioger, André Mayer (CF), Olivier Payraudeau (CF), Farouk Ayadi (CA), Jean-Pierre Becker, Emmanuel Bertin, Philippe Billard (CA), François-Xavier Desjardins, Jean-Georges Gasser, Carmelo Genes, Brahim Hammouche, Thierry Homberg, Gérard Joannet, Elina Legros, Antoine Lenhard, Pierre-Alain Lévy, Anne Lhermitte, Laurent Meiller, Michaël Moro, Jean-Claude Moulay, Richard Mroz, Edmond Nagel, Adrien Niesser, Jean-Paul Paillette, Alexandre Reichart, Yves Rizzotti, Charles Scherer, Christian Tomczak (CA), Smain Zellouf (CA), les autres signataires seront prochainement publiés,...

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN SERA L'INVITÉ DE JEAN-PIERRE ELKABBACH SUR EUROPE 1 MERCREDI 15 NOVEMBRE À PARTIR DE 8H20 DU MATIN.

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DSK défend le devoir de vérité

Dominique Strauss-Kahn était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach ce mercredi matin sur Europe 1.

A lire absolument pour comprendre ce qui se passe dans la campagne interne.

dsklogoDSK a donné son sentiment sur la fusion GDF-Suez autorisée par Bruxelles : « c’est un très mauvais projet », « il faut revenir dessus et faire revenir le gaz dans le service public », « il y a un risque d’OPA sur le nouvel ensemble de la part de grands gaziers comme Gazprom », « le gouvernement a affaibli la politique énergétique française ». Il a souligné le fort ralentissement de la croissance française au 3ème trimestre alors que le gouvernement se targuait de sa réussite qui n’est qu’illusion. Ce n’est pas un simple « trou d’air », la politique économique du gouvernement n’est pas bonne, elle ne soutient pas la croissance.

VERBATIM. Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, Dominique Strauss-Kahn s’est indigné des derniers dérapages de la campagne interne :

DSK : « On a dit que, lorsque Ségolène Royal avait été sifflée au Zénith, j’avais organisé ces sifflets. C’est ridicule. Il y avait 6000 personnes. C’est un mensonge. On a dit que quelqu’un qui me serait proche aurait utilisé cette vidéo sur les enseignants. C’est un mensonge. C’est une vidéo officiellement filmée par la fédération du Maine-et-Loire. Ensuite qu’elle soit sortie malicieusement la dernière minute, c’est évident, que ce ne soit pas un soutien à Ségolène Royal, cela va sans dire, que ce soit quelqu’un qui me soutienne, je n’en sais rien. Ce qui n’est pas honnête, c’est faire croire que j’ai organisé cela. Ensuite, on m’a attribué ces propos machistes, ils sont détestables. C’est un mensonge. Je n’ai jamais dit de choses pareilles. C’est d’ailleurs tellement ridicule que le fait que l’on puisse aujourd’hui utiliser des arguments de ce type dans la campagne est assez indigne.

Le féminisme est une belle cause, mais on ne la grandit pas en utilisant des arguments de ce genre. Si je voulais faire de la paraphrase, je dirais qu’il faut « faire du féminisme par la preuve ». Dans l’équipe de Ségolène, je ne vois pas beaucoup de femmes. Autour de moi, dans mon équipe, j’en vois beaucoup : Catherine Tasca, Catherine Trautmann, Michelle Sabban, Marylise Lebranchu, etc… Je vois que la réalité des uns et des autres n’est pas celle qui est tentée d’être décrite.

On a mal informé madame Royal. Je veux dire clairement les choses, je les dis avec calme mais je les dis avec fermeté : ça suffit de vouloir mener campagne dans ces conditions-là. Si certains en fin de campagne sont un peu fatigués, qu’ils se reposent. Moi je ne suis pas fatigué, prêt à continuer, mais je ne veux pas laisser les choses dans une sorte de silence qui acquiescerait. Je n’ai pas prononcé ces paroles.

Voyez-vous, moi j’ai passé cette campagne à essayer d’avancer et de proposer. Je vois que Ségolène Royal a passé cette campagne à corriger ses déclarations, à les modifier. Il y a eu 5 semaines de campagne, il y a eu 5 corrections majeures : d’abord sur la carte scolaire, elle voulait la supprimer, après il ne le fallait plus, sur l’encadrement militaire des primo-délinquants, qui est devenu un encadrement « humanitaire », sur la surveillance par des jurys populaires, qui devaient sanctionner les élus, puis après ne les sanctionnaient plus, sur l’interdiction du nucléaire civil iranien, sur le temps de travail des enseignants. 5 semaines, 5 rectifications ! Or il y a 25 semaines qui nous séparent du second tour de l’élection présidentielle ! ».

JP Elkabbach : « Je vous écoute avec attention, apparemment vous avoir traité de misogyne et de machiste, ça vous a fait mal pour qu’il y ait ce réquisitoire de vérité juste aux dernières heures ? ».

DSK : « Oui, ça m’a fait mal parce que c’est juste aux dernières heures que l’on a sorti un argument de ce genre que je trouve inadmissible, inadmissible. Dans ces conditions, je m’élève avec la plus grande force contre le fait qu’on ait pu me prêter des propos de cette nature ».

JPE : « S’il y a un deuxième tour, qu’est-ce que vous faites ? »

DSK : « S’il y a un deuxième tour, j’espère que le débat reviendra sur le terrain politique, de l’échange des idées politiques. Dans cette campagne, voyez-vous, j’ai essayé de développer mes priorités, ma vision, mon chemin pour l’avenir : ma priorité sociale, l’objectif du plein-emploi, une méthode sociale-démocrate, un président engagé, et puis des propositions : le Pacte de l’Elysées pour discuter des questions sociales, un patrimoine pour les jeunes,… ce que je veux dire c’est qu’une campagne cela doit servir à développer des idées. Et cela m’a surtout convaincue d’une chose : c’est que pour battre Nicolas Sarkozy, il fallait y aller en proposant un autre chemin pour la France que celui que lui propose. Si on ne propose pas de chemin, si on se replie sur l’ordre, sur hier, sur le passé, si on n’a pas de dynamique, de mouvement, on ne gagnera pas contre Nicolas Sarkozy ».

JPE : « Et s’il n’y a qu’un tour, que ferez-vous ? »

DSK : « Je le regretterais, mais après parce que je suis discipliné, les socialistes soutiendront tous le candidat socialiste. Je crains pourtant que l’absence de vision de l’avenir, de chemin dans la mondialisation, de projet économique et social rendent difficile la victoire contre Sarkozy ».

JPE : « Il parait selon Europe 1 que Sylviane Agasinski-Jospin s’est prononcée en votre faveur ? »

DSK : « Oui, c’est vrai puisque Europe 1 l’a dit (rire). J’en eu des échos. Je m’en réjouis. Sylviane Agasinski est une femme libre, donc elle se détermine de manière individuelle. Pour autant je suis heureux qu’avant le scrutin Sylviane est jugé bon de faire paraître sa position.»

JPE : « Pensez-vous que c'est un signe de la part de Lionel Jospin ? »

DSK : « Si je réponds oui, on va me taxer de machisme, comme si la philosophe Agasinski ne pouvait prendre une position seule. Je pense néanmoins que dans le couple entre Lionel et Sylviane, il y a de la proximité. »  (...)

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14 novembre 2006

1000 jeunes socialistes pour DSK

medium_DSK2007_Keyvan_Irvani.3.jpgLe 16 novembre, nous voterons DSK !

Après des semaines de débats, qui ont honoré notre parti et notre histoire, les militants socialistes devront faire un choix. Le choix de celui qui portera nos couleurs pour une élection qui fera de la France de demain une société solidaire, une élection qui doit marquer un renouveau européen, une élection qui permettra à la France de proposer un modèle de progrès pour un monde plus juste.
DSK incarne le renouveau dont la France et l’Europe ont besoin. DSK fera du projet des militants socialistes l’édifice contre les tentations du conservatisme et les abdications face au libéralisme. DSK est le candidat du renouveau, du progrès et du socialisme combattant.

Nous, jeunes militants socialistes, voterons et appelons à voter pour Dominique Strauss-Kahn les 16 et 23 novembre prochains.

Plus de 1000 jeunes socialistes de 80 départements différents ont d'ores et déjà signé cet appel.
Pour le signer, si vous avez moins de 30 ans, merci d’envoyer vos nom, prénom, fédération et adresse email à jeunes@dsk2007.net
LISTE DES SIGNATAIRES

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Une ségoliste persiste, l'autre décroche

Il y a une semaine, LCI publiait l'interview de 11 militantes et militants choisis au hasard au sortir du débat parisien. Ces militants expliquaient leur état d'esprit et leurs changements d'appréciation depuis le début de la campagne interne (cliquez ici pour lire les interviews). Fort instructif. Aujourd'hui, LCI a interviewé longuement deux militantes, toutes deux ségolistes convaincures à l'origine. Mais si l'une le demeure, l'autre votera pour DSK et explique pourquoi.

Marigrine Auffray-Milésy et Renée Claude Fitte sont deux nouvelles adhérentes du PS. Elles ont pris leur carte au printemps dernier et appartiennent aujourd'hui à la section du 13ème arrondissement de Paris. Toutes les deux séduites au départ par la démarche de Ségolène Royal, leurs positions ont divergé au cours de la campagne interne. L'une a décidé de soutenir finalement Dominique Strauss-Kahn, l'autre maintient son choix pour la députée des Deux-Sèvres.

Marigrine, 59 ans, avocate

Mon engagement...

"Mon engagement remonte à avant mai 68, motivé par le féminisme et le syndicalisme étudiant. Diplômée de Sciences Po, je suis de la même promo que Fabius et j'étais souvent la seule fille dans les conférences de méthode de la section "Service public". En 1971, à l'époque du programme commun d'union de la gauche, je suis entrée au parti communiste où j'ai milité longtemps aux côtés de dirigeants syndicaux figures de la Résistance auprès desquels j'ai beaucoup appris. Mais les choses se sont délitées progressivement avec ce qui s'est passé dans les pays de l'Est et le coup de bambou de la chute du mur de Berlin. Je me suis ensuite tournée vers la vie associative, puis rapprochée des écologistes. Mais l'autre grande étape, c'est le 21 avril 2002 et le vote pour Chirac que je n'ai pas digéré. Depuis, je vote socialiste dès le premier tour".

Ségolène et moi...

"Je suis une vieille militante féministe et avoir vu émerger l'an dernier une femme comme Ségolène Royal qui avait des chances d'accéder à un poste de haute responsabilité m'a semblé intéressant. J'ai pu apprécier son courage politique lorsqu'elle a fait voter, comme ministre de l'Enseignement scolaire, une loi contre le bizutage à l'école. Au printemps, j'ai donc participé à la création d'un comité Désirs d'avenir. Mais ses déclarations faites au cours de la campagne interne m'ont profondément déçues, que ce soit celles sur la carte scolaire ou l'encadrement militaire des primo-délinquants. Autre grande déception, ses déclarations sur l'adhésion de la Turquie. Un président de la République de gauche doit être un leader d'opinion. Ainsi, Mitterrand s'est prononcé clairement pour l'abolition de la peine de mort avant l'élection présidentielle, prenant ainsi le risque, selon ses propres dires, de perdre 100.000 voix ! .

Enfin, il y a eu les jurys citoyens et ça, je ne l'ai pas accepté. Elle a axé sa campagne sur des propositions qui ne sont pas dans le projet socialiste, ou même lui sont carrément contraires. On ne peut pas s'en réclamer tout en le démolissant au fur et à mesure par petites touches". Le débat du Zénith, à Paris, a confirmé mes impressions. Elle a été mauvaise de A à Z. Agresser les militants en leur disant qu' "ils ont peur du peuple", ce n'est pas possible".

La découverte de DSK ...

"Etant déçue par Ségolène, la logique eût été que je me tourne vers Fabius, vu mon parcours personnel. Mais j'ai découvert Strauss-Kahn durant cette campagne interne. Il insiste beaucoup sur des idées auxquelles je tiens. C'est quelqu'un qui dit clairement qu'il ne promet que ce qu'il peut tenir et qui insiste sur l'importance de dire la vérité aux gens. Cela rejoint les aspirations de Ségolène Royal sur le parler vrai mais il ne faut pas dire aux gens qu'on va les consulter tout les quatre matins ou installer des caméras au conseil des ministres. Le vrai problème du pays, c'est la crise économique et sociale, le problème des banlieues c'est la pauvreté. La démocratie représentative, oui, mais elle doit s'appuyer sur le tissu social existant : syndicats, associations, militants politiques".


Renée-Claude, 66 ans, retraitée

Mon parcours...

"Mes parents étaient enseignants et socialistes. J'ai toujours été baignée dans la politique. J'ai vécu longtemps en Afrique où j'ai géré une activité de restaurant avant de devoir rentrer en France. J'ai connu une vie avec plus de moyens financiers, aujourd'hui je vis plus modestement, et l'on s'habitue.

Ségolène et moi...

"J'ai adhéré en mai pour Ségolène. Pour moi, le socialisme, c'est revenir aux fondamentaux, aux valeurs, comme elle le fait. C'est bien d'avoir des grandes idées mais regarder la porte à côté, les portes à côté, c'est important. Les élites continuent à se regarder entre elles, même à gauche. Elles ont oublié le peuple. Or, Ségolène est proche des gens et du peuple. Elle n'est pas populiste, elle pense aux autres.

Elle a un plus car elle va générer un enthousiasme dans le pays. Le peuple a besoin de croire que cela va changer. Pas le grand soir, c'est de la bêtise, mais des petits soirs, les uns après les autres. Elle a une force. Elle aura une vision pragmatique tandis que les hommes ont souvent une vision glorieuse des choses, et pourtant je ne suis pas féministe. Il faut revenir à des choses plus quotidiennes.

Ségolène, elle a du caractère. Elle a du en baver dans sa jeunesse. S'élever contre son père pour nourrir sa mère et finir ses études, c'est une démarche qui fait preuve d'un grand courage.

Elle a des valeurs, et ne parler pas de pétainisme. Le travail ? Avant de partager les richesses, il faut travailler. Il faut des règles aussi dans la société. La famille ? C'est important. On y transmet des valeurs, quitte à ensuite s'en dégager pour devenir ce que l'on est en toute liberté. La sécurité ? Je n'aime pas ce mot, je préfère celui de tranquillité. Que peut-on faire sans tranquillité ? Remplir les prisons ne sert à rien mais il faut dire ce qui est bien et mal. "

Et les autres ?

"Fabius, non. Il a fait un lifting mais comme les femmes de 50 ans, il croit qu'il a changé mais c'est seulement le visage qui a changé. Il est vinaigre et miel et n'a pas choisi son camp. Il donne trop l'impression de détenir la vérité. Strauss-Kahn, il est très bien et brillant. Moi, je le veux comme Premier ministre de Ségolène. Jusque là, il était dilettante mais maintenant il est abouti et peut faire des choses. Mais il ne peut pas générer l'enthousiasme".

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN SERA SUR FRANCE INTER À 8H30 MARDI 14 NOVEMBRE ET RÉPONDRA AUX AUDITEURS.

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13 novembre 2006

Sarkozy: « Ségolène Royal me protège depuis plusieurs mois »

afpALGER (AFP 13/11/2006) - Nicolas Sarkozy, quasi candidat à l'élection présidentielle de 2007 a affirmé lundi à Alger, où il est en visite officielle en tant que ministre de l'Intérieur, que Ségolène Royal le « protège depuis plusieurs mois ».

« Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène « tout sauf Ségolène » empêche le phénomène « tout sauf Sarkozy », a affirmé le président de l'UMP devant quelques journalistes français à la résidence de l'ambassadeur de France à Alger.

Pour M. Sarkozy, si le candidat du Parti socialiste était Laurent Fabius, « on aurait une campagne violente, parce que c'est un homme violent, le risque pour moi est beaucoup plus grand qu'avec une campagne apaisée ».

A cet égard, « Si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice », a-t-il jugé.

Selon lui, Ségolène Royal « nous impose malgré tout un processus de modernisation », mais elle est « en total décalage avec son électorat et elle aura beaucoup de mal à assurer un rassemblement des voix à gauche ».

Enfin, a ajouté M. Sarkozy, « je pense qu'elle montrera sa vraie nature, qui est quelqu'un d'irascible, dur et, quand ça ne va pas, qui se crispe ».

Les trois candidats à l'investiture PS pour 2007, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, seront départagés par les adhérents de leur parti, lors d'un vote les 16 et 23 novembre (si un deuxième tour est nécessaire). AFP

Nicolas Sarkozy se garde bien de parler de celui qu’il craint le plus : Dominique Strauss-Kahn. Posé, équilibré, débatteur hors pair, stature présidentielle, DSK fait peur à Sarko. Celui-ci le sait. Il avait déjà vendu la mèche en privé en mai dernier (seul l’Expansion avait rapporté son propos) en confiant à ses proches collaborateurs (Hortefeux et consors) lors d'un repas que le seul candidat "dangereux" c'était DSK. La ligne gauchisante, vieillote et insincère de Fabius serait du pain bénit pour Sarko. Quant à Ségolène, il se frotte les mains d’avoir en face de lui quelqu’un qui jouera les victimes, divisera la gauche et est en décalage sensible avec le projet socialiste.

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN SERA L'INVITÉ DU 19/20 SUR FRANCE 3 CE SOIR LUNDI 13 NOVEMBRE.

DSK a rassemblé près de 2500 militantes et militants socialistes hier soir lors de son meeting à Cergy-Pontoise. DSK a estimé que la campagne interne a permis de voir parmi les candidats "ceux qui résisteront, ceux qui réciteront et ceux qui se rétracteront". Jugeant que "tout est possible", il a promis de "battre Sarkozy le caméléon".

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12 novembre 2006

Ségolène Royal échappera difficilement à un second tour

Dominique Strauss-Kahn est désormais aussi bien placé que Ségolène Royal dans l'optique d'une victoire en mai 2007 :

logopsSondages d’hier - Dernier sondage IFOP-Paris Match : Pour chacune des personnalités suivantes, dites-moi si vous en avez une excellente opinion, une bonne opinion, une mauvaise opinion, une très mauvaise opinion ou si vous ne le connaissez pas suffisamment ? (% total bonne opinion, par rapport à octobre 2006) :

Strauss-Kahn : 62% (+ 2) Royal : 64% (- 5) Fabius : 38% (=)

Parmi les éventuels candidats socialistes à l’élection présidentielle, quel serait selon vous le meilleur président de la République ? (% ensemble, par rapport à octobre 2006) :

Strauss-Kahn : 39% (+ 5) Royal : 44% (- 3) Fabius : 11% (=)

Sondage Opinion Way – LCI – Figaro : Parmi les trois candidats suivants, lequel souhaiteriez-vous voir désigné candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle de 2007 ? (% avant le 1er débat tv / après le 3e débat tv) :

Strauss-Kahn: 36% (+ 9) Royal : 58% (- 8) Fabius : 6% (- 1)

L'agence de communication politique Exprimeo.fr publie aujourd'hui l'analyse suivante :

11/11/2006 Analyse - La vidéo pirate sur les enseignants y contribuera probablement de façon marginale mais, selon les experts du PS, il paraît désormais probable que Ségolène Royal sera contrainte d'affronter un second tour interne au PS.

Les deux derniers mois ont été marqués par trois facteurs majeurs au sein du PS :
* Laurent Fabius a confirmé sa cote d'estime qu'il ne parvient pas à transformer en cote d'affection,
* Dominique Strauss Kahn a conforté son impression de solidité. Avec lui, la "maison serait bien gardée" même si la fantaisie ne serait pas souvent à l'ordre du jour,
* Ségolène Royal est toujours aussi séduisante mais un doute s'est créé sur la réalité du contenu sous la belle image en papier glacé.

Ségolène Royal apparait progressivement comme une candidate habile. En politique, de l'habileté à la manoeuvre, il n'y a qu'une faible frontière et son passage fait naître la méfiance. C'est là que dans la même semaine, le quotidien Le Monde consacre un long reportage sur "sa passion pour les sondages" et qu'une vidéo pirate montre la volonté tacticienne de la favorite des sondages prise en flagrant délit de "double discours".

L'ambiance interne au PS aurait changé. Hier, des militants considéraient qu'amener S. Royal au second tour ce serait la fragiliser pour affronter Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, l'ambiance ne serait plus la même. Il serait considéré comme nécessaire que la victoire ne soit pas trop facile car le soutien du parti se mérite ...

Ces épisodes ont pris le pas sur une réalité électorale qui est qu'à ce jour seule S. Royal est pourtant compétititive lors d'un second tour avec N. Sarkozy. C'est ce point là qui va faire l'objet d'un coup de projecteur de sa part lors de la prochaine semaine.

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Les internautes votent pour Strauss-Kahn

logoexpubliqSur Expression-publique, un sondage intitulé Donnez votre avis sur le Parti socialiste et ses leaders ! apporte d'intéressantes informations sur les trois candidats à l'investiture. Pas moins de 3418 internautes ont répondu aux questions de ce sondage.

1/ Une majorité d'internautes est d'avis que la campagne interne a des effets positifs sur la préparation de la présidentielle (47% vs 23%), l'image du PS (44% vs 25%), la diffusion de ses idées (45% vs 18%) et la clarification des idées (42% vs 24%).

2/ 45% des sondés pensent que Laurent Fabius a fait une bonne ou une assez bonne campagne, 56% pour Ségolène Royal, et 75% pour Dominique Strauss-Kahn.

3/ Expression-Publique a demandé ensuite aux internautes de dire s'ils avaient une opinion meilleure ou moins bonne des trois candidats à l'issue de la campagne interne. Voici les résultats :

- Laurent Fabius : meilleure = 17%, moins bonne = 20% (le reste = sans changement)
- Ségolène Royal : meilleure = 17%, moins bonne = 37%
- Dominique Strauss-Kahn : meilleure = 40%, moins bonne = 15%

4/ Les internautes ont été interrogés pour savoir qui des trois candidats a été le meilleur et qui a été le moins bon au cours du dernier débat télévisé :

Le (la) meilleur(e) :
- Laurent Fabius : 16%
- Ségolène Royal : 16%
- Dominique Strauss-Kahn : 41%

Le (la) moins bon(ne) :
- Laurent Fabius : 26%
- Ségolène Royal : 39%
- Dominique Strauss-Kahn : 8%

5/ DSK est considéré par les internautes comme ayant été le meilleur sur l'ensemble de la campagne sur les thèmes testés : préparation à la campagne présidentielle (32% contre 27% pour Ségolène Royal et 10% pour Laurent Fabius), image auprès des Français (34% contre 32% pour Ségolène Royal et 8% pour Laurent Fabius), la diffusion des idées (34% contre 22% pour Ségolène Royal et 16% pour Laurent Fabius) et la clarification des idées (35% contre 19% pour Laurent Fabius et 17% pour Ségolène Royal).

6/ Enfin, Expression-publique a demandé aux internautes s'il y avait beaucoup de désaccords de fond entre :

- Laurent Fabius et Ségolène Royal : 70% = oui, beaucoup de désaccords
- Laurent Fabius et DSK : 52% = oui, beaucoup de désaccords
- DSK et Ségolène Royal : 55% = non, peu de désaccords, preuve que DSK est le point de stabilité et d'accord du PS

7/ Pour terminer, les internautes ont été interrogés sur leur préférence du candidat pour l'investiture :

- Laurent Fabius : 15%
- Ségolène Royal : 32%
- Dominique Strauss-Kahn : 33%

63% sont toutefois d'avis que c'est Ségolène Royal qui sera désignée (18% DSK, 3% Fabius), un phénomène bien connu dû à la prégnance des sondages dans la prise de décision individuelle.

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11 novembre 2006

Où l'on voit Strauss-Kahn ridiculiser Sarkozy !

Vous êtes encore indécis(e) : regardez cette vidéo et vous verrez comment DSK se joue de Sarko dans les débats.


DSK fume Sarko

Article paru dans MetroFrance : DSK, bête noire de Nicolas Sarkozy? Le 14/11/2006 à 13h26

A Alger, tout le monde en a pris pour son grade au PS. Un seul manquait à l'appel: Dominique Strauss-Kahn. L'ancien ministre donnerait-il la migraine à Nicolas Sarkozy?

Ségolène au 2e tour? "C'est tout bénéf!" pour Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur apprécie la candidate socialiste au moins pour une raison: "elle le protège depuis plusieurs semaines". Et pour cause: le phénomène "tout sauf Ségo" empêche le "tout sauf Sarko", se réjouit-il. Le probable candidat UMP s'est déclaré aussi, depuis Alger où il est en visite, plus proche de Ségolène Royal idéologiquement. Elle "impose un processus de modernisation", reconnaît-t-il. Seul hic: la députée des Deux-Sèvres est en "total décalage avec son électorat". Et d'anticiper: "je pense qu'elle montrera sa vraie nature" car, "quand ça ne va pas, elle se crispe". Laurent Fabius n'a pas échappé lui non plus aux critiques. Nicolas Sarkozy le qualifie carrément de "violent". Et s'il se retrouve en duel avec lui, il craint une campagne "beaucoup moins apaisée" qu'avec Ségolène Royal.

Pas un mot en revanche sur Dominique Strauss-Kahn. Excellent orateur, débatteur hors pair, charisme évident, DSK serait-il devenu son pire cauchemar? Nicolas Sarkozy l'aurait confié en privé. Lors d'un repas en mai dernier avec sa garde rapprochée, le ministre de l'Intérieur a indiqué que le seul candidat "dangereux", c'est DSK. Sans doute a-t-il gardé un piètre souvenir des débats opposant les deux hommes, lors de la campagne de 2002. Une vidéo, qui circule depuis quelques jours sur le net, montre par exemple DSK lui clouer le bec sur le temps de travail. Nicolas Sarkozy craindrait-il que l’histoire se répète?

Posté par moselle avec dsk à 21:23 - Lettres ouvertes - Commentaires [3] - Permalien [#]
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