14 novembre 2006
1000 jeunes socialistes pour DSK
Le 16 novembre, nous voterons DSK !
Après des semaines de débats, qui ont honoré notre parti et notre histoire, les militants socialistes devront faire un choix. Le choix de celui qui portera nos couleurs pour une élection qui fera de la France de demain une société solidaire, une élection qui doit marquer un renouveau européen, une élection qui permettra à la France de proposer un modèle de progrès pour un monde plus juste.
DSK incarne le renouveau dont la France et l’Europe ont besoin. DSK fera du projet des militants socialistes l’édifice contre les tentations du conservatisme et les abdications face au libéralisme. DSK est le candidat du renouveau, du progrès et du socialisme combattant.
Nous, jeunes militants socialistes, voterons et appelons à voter pour Dominique Strauss-Kahn les 16 et 23 novembre prochains.
Plus de 1000 jeunes socialistes de 80 départements différents ont d'ores et déjà signé cet appel.
Pour le signer, si vous avez moins de 30 ans, merci d’envoyer vos nom, prénom, fédération et adresse email à jeunes@dsk2007.net
LISTE DES SIGNATAIRES
Une ségoliste persiste, l'autre décroche
Il y a une semaine, LCI publiait l'interview de 11 militantes et militants choisis au hasard au sortir du débat parisien. Ces militants expliquaient leur état d'esprit et leurs changements d'appréciation depuis le début de la campagne interne (cliquez ici pour lire les interviews). Fort instructif. Aujourd'hui, LCI a interviewé longuement deux militantes, toutes deux ségolistes convaincures à l'origine. Mais si l'une le demeure, l'autre votera pour DSK et explique pourquoi.
Marigrine Auffray-Milésy et Renée Claude Fitte sont deux nouvelles adhérentes du PS. Elles ont pris leur carte au printemps dernier et appartiennent aujourd'hui à la section du 13ème arrondissement de Paris. Toutes les deux séduites au départ par la démarche de Ségolène Royal, leurs positions ont divergé au cours de la campagne interne. L'une a décidé de soutenir finalement Dominique Strauss-Kahn, l'autre maintient son choix pour la députée des Deux-Sèvres.
| Marigrine, 59 ans, avocate |
Mon engagement... "Mon engagement remonte à avant mai 68, motivé par le féminisme et le syndicalisme étudiant. Diplômée de Sciences Po, je suis de la même promo que Fabius et j'étais souvent la seule fille dans les conférences de méthode de la section "Service public". En 1971, à l'époque du programme commun d'union de la gauche, je suis entrée au parti communiste où j'ai milité longtemps aux côtés de dirigeants syndicaux figures de la Résistance auprès desquels j'ai beaucoup appris. Mais les choses se sont délitées progressivement avec ce qui s'est passé dans les pays de l'Est et le coup de bambou de la chute du mur de Berlin. Je me suis ensuite tournée vers la vie associative, puis rapprochée des écologistes. Mais l'autre grande étape, c'est le 21 avril 2002 et le vote pour Chirac que je n'ai pas digéré. Depuis, je vote socialiste dès le premier tour". Ségolène et moi... "Je suis une vieille militante féministe et avoir vu émerger l'an dernier une femme comme Ségolène Royal qui avait des chances d'accéder à un poste de haute responsabilité m'a semblé intéressant. J'ai pu apprécier son courage politique lorsqu'elle a fait voter, comme ministre de l'Enseignement scolaire, une loi contre le bizutage à l'école. Au printemps, j'ai donc participé à la création d'un comité Désirs d'avenir. Mais ses déclarations faites au cours de la campagne interne m'ont profondément déçues, que ce soit celles sur la carte scolaire ou l'encadrement militaire des primo-délinquants. Autre grande déception, ses déclarations sur l'adhésion de la Turquie. Un président de la République de gauche doit être un leader d'opinion. Ainsi, Mitterrand s'est prononcé clairement pour l'abolition de la peine de mort avant l'élection présidentielle, prenant ainsi le risque, selon ses propres dires, de perdre 100.000 voix ! . Enfin, il y a eu les jurys citoyens et ça, je ne l'ai pas accepté. Elle a axé sa campagne sur des propositions qui ne sont pas dans le projet socialiste, ou même lui sont carrément contraires. On ne peut pas s'en réclamer tout en le démolissant au fur et à mesure par petites touches". Le débat du Zénith, à Paris, a confirmé mes impressions. Elle a été mauvaise de A à Z. Agresser les militants en leur disant qu' "ils ont peur du peuple", ce n'est pas possible". La découverte de DSK ... "Etant déçue par Ségolène, la logique eût été que je me tourne vers Fabius, vu mon parcours personnel. Mais j'ai découvert Strauss-Kahn durant cette campagne interne. Il insiste beaucoup sur des idées auxquelles je tiens. C'est quelqu'un qui dit clairement qu'il ne promet que ce qu'il peut tenir et qui insiste sur l'importance de dire la vérité aux gens. Cela rejoint les aspirations de Ségolène Royal sur le parler vrai mais il ne faut pas dire aux gens qu'on va les consulter tout les quatre matins ou installer des caméras au conseil des ministres. Le vrai problème du pays, c'est la crise économique et sociale, le problème des banlieues c'est la pauvreté. La démocratie représentative, oui, mais elle doit s'appuyer sur le tissu social existant : syndicats, associations, militants politiques". |
| Renée-Claude, 66 ans, retraitée |
Mon parcours... "Mes parents étaient enseignants et socialistes. J'ai toujours été baignée dans la politique. J'ai vécu longtemps en Afrique où j'ai géré une activité de restaurant avant de devoir rentrer en France. J'ai connu une vie avec plus de moyens financiers, aujourd'hui je vis plus modestement, et l'on s'habitue. Ségolène et moi... "J'ai adhéré en mai pour Ségolène. Pour moi, le socialisme, c'est revenir aux fondamentaux, aux valeurs, comme elle le fait. C'est bien d'avoir des grandes idées mais regarder la porte à côté, les portes à côté, c'est important. Les élites continuent à se regarder entre elles, même à gauche. Elles ont oublié le peuple. Or, Ségolène est proche des gens et du peuple. Elle n'est pas populiste, elle pense aux autres. Elle a un plus car elle va générer un enthousiasme dans le pays. Le peuple a besoin de croire que cela va changer. Pas le grand soir, c'est de la bêtise, mais des petits soirs, les uns après les autres. Elle a une force. Elle aura une vision pragmatique tandis que les hommes ont souvent une vision glorieuse des choses, et pourtant je ne suis pas féministe. Il faut revenir à des choses plus quotidiennes. Ségolène, elle a du caractère. Elle a du en baver dans sa jeunesse. S'élever contre son père pour nourrir sa mère et finir ses études, c'est une démarche qui fait preuve d'un grand courage. Elle a des valeurs, et ne parler pas de pétainisme. Le travail ? Avant de partager les richesses, il faut travailler. Il faut des règles aussi dans la société. La famille ? C'est important. On y transmet des valeurs, quitte à ensuite s'en dégager pour devenir ce que l'on est en toute liberté. La sécurité ? Je n'aime pas ce mot, je préfère celui de tranquillité. Que peut-on faire sans tranquillité ? Remplir les prisons ne sert à rien mais il faut dire ce qui est bien et mal. " Et les autres ? "Fabius, non. Il a fait un lifting mais comme les femmes de 50 ans, il croit qu'il a changé mais c'est seulement le visage qui a changé. Il est vinaigre et miel et n'a pas choisi son camp. Il donne trop l'impression de détenir la vérité. Strauss-Kahn, il est très bien et brillant. Moi, je le veux comme Premier ministre de Ségolène. Jusque là, il était dilettante mais maintenant il est abouti et peut faire des choses. Mais il ne peut pas générer l'enthousiasme". |
DOMINIQUE STRAUSS-KAHN SERA SUR FRANCE INTER À 8H30 MARDI 14 NOVEMBRE ET RÉPONDRA AUX AUDITEURS.