La Moselle avec DSK

Le blog de Socialisme et Démocratie et du comité de soutien à DSK en Moselle

10 novembre 2006

DSK s'oppose à la lâcheté et la fausseté de Sarkozy

DSK fustige SarkozyDominique Strauss-Kahn accuse Nicolas Sarkozy de faire preuve d'une certaine forme de lâcheté et de fausseté après le discours sur la mondialisation tenu la veille à Saint-Etienne par le président de l'UMP.

"Il joue l'imprécateur, il dénonce. Le problème, c'est que cela fait quatre ans qu'il est au pouvoir", a affirmé l'ancien ministre socialiste lors d'un point presse en marge d'une rencontre avec les militants PS de Berre l'Etang, dans les Bouches-du-Rhône.

"S'il croit que ses propositions sont bonnes, il n'a pas le droit de faire attendre la France pendant des mois et des mois pour les mettre en oeuvre. C'est une forme de lâcheté et de fausseté", a ajouté le candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

"Qu'il fasse ce qu'il dit ou qu'il cesse de prétendre qu'il a quelque chose à dire", a-t-il conclu.

Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré vendredi soir certain d'emporter le scrutin interne au Parti socialiste dans l'éventualité d'un second tour.

"Je ne fais aucun pronostic", a affirmé DSK lors d'une conférence de presse à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) où il tenait un meeting. "J'espère seulement qu'il y aura un deuxième tour. Si Ségolène Royal fait un score inférieur à 46%, elle n'aura plus de réserve, tandis que je pourrai compter sur tous ceux qui n'ont pas voté pour elle, comme par exemple les jospinistes".

"La campagne n'est pas terminée, a-t-il rappelé, et jusqu'à jeudi, nous allons continuer à rencontrer les militants, mais déjà ce débat dans le parti a permis de montrer que les trois candidats n'ont pas les mêmes positions, ni les mêmes capacités à combattre Nicolas Sarkozy".

L'ancien ministre de Lionel Jospin a d'ailleurs enfoncé ce clou devant les 800 militants qui participaient à cette "rencontre": "pour battre Nicolas Sarkozy, le meilleur candidat sera celui dont on pense qu'il sera le meilleur président".

Au passage, il a égratigné le ministre de l'Intérieur: "J'ai bien écouté son discours (jeudi) à Saint-Etienne, c'est une mascarade dont il est coutumier", a-t-il affirmé. "Nicolas Sarkozy nous fait un grand laïus dans lequel il dénonce certains aspects de la mondialisation. Le problème, c'est qu'il est au pouvoir, qu'il est le ministre le plus influent du gouvernement. Alors s'il a des propositions à faire, qu'il les mette en oeuvre. Qu'il fasse ce qu'il dit, ou qu'il se taise".

Interrogé sur la vidéo pirate concernant Ségolène Royal, DSK a condamné la méthode qui, dit-il, "n'aura aucune conséquence sur le scrutin de jeudi". Il a par contre refusé de se prononcer sur le fond: "je ne l'ai pas encore vu, mais on m'en a beaucoup parlé. Ce qui est certain, c'est que nos enfants ont grand besoin de plus de soutien scolaire. Mais il serait complètement illusoire de croire qu'on peut avancer dans ce domaine sans les enseignants".

Dominique Strauss-Kahn a souhaité que le candidat qui sera désigné par le Parti socialiste donne la priorité aux questions économiques et sociales : "il ne peut pas être suffisant pour un candidat socialiste de défendre l'idée du retour à l'ordre", a-t-il conclu, "la gauche, c'est le progrès".

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Pour une grande relance européenne

« POUR UNE GRANDE RELANCE EUROPÉENNE »


Pour ce dernier "Hebdo des socialistes" avant le premier tour, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius expliquent leur vision de l’Europe et du monde puis répondent à 5 questions tirées au sort de militants. Dominique Strauss-Kahn revient également sur les raisons qui l’ont conduit à présenter sa candidature à l’investiture socialiste en vue du premier tour du 16 novembre prochain.

europe_173x243Chère Camarade, Cher Camarade,

La campagne n’est pas encore finie - j’ai bien l’intention de poursuivre le débat avec les militants jusqu’au dernier jour ! Mais voici - déjà ! - le dernier numéro de l’Hebdo avant le premier tour.

Je veux te parler aujourd’hui de l’Europe. Ce n’est pas parce que l’Europe nous a divisés qu’il ne faut plus en parler. Au contraire ! C’est en regardant la réalité en face et en faisant preuve de volonté que nous dépasserons véritablement le « oui » et le « non ». Alors, allons-y !

L’Europe n’est pas seulement en panne ; elle est en danger. L’euro lui-même, notre monnaie, ne peut tenir durablement sans que les pays qui l’ont adopté ne s’investissent politiquement.

Je ne me résous pas à cette situation. Comme socialiste, je sais combien l’engagement européen fait partie intégrante de notre histoire commune. Comme français, je mesure combien la relance européenne est indispensable non seulement pour notre pays mais pour le reste du monde.

Nous partageons tous les mêmes objectifs : une Europe plus sociale, une Europe plus politique, une Europe plus démocratique.

Nous savons tous que des compromis, là comme ailleurs, seront nécessaires : tous les Européens ne sont pas socialistes et tous les socialistes européens ne sont pas des socialistes français !

Là où je me différencie de Ségolène Royal et de Laurent Fabius, c’est sur la méthode et le calendrier.

Je ne crois pas que l’on puisse attendre.

Je ne crois pas que l’on puisse repartir petit à petit, projet après projet, preuve après preuve.

Je propose ce que j’ai appelé « la grande relance européenne ».

Comment ? Nous devons mettre sur la table tous les grands sujets - oui, tous les grands sujets - qui font aujourd’hui problème et les traiter dans une négociation globale. La croissance, avec un euro qui n’est pas piloté politiquement et un budget qui n’est pas assez orienté vers l’avenir. La solidarité, avec des services publics qui ne sont pas suffisamment garantis et une harmonisation sociale qui est trop lente. Les institutions, qui ne permettent pas - disons-le - à l’Union de fonctionner démocratiquement et efficacement. Les frontières, qui restent floues et que chacun imagine différemment.

Quand ? Tout de suite. Nous avons la chance d’avoir un calendrier favorable - ne la gâchons pas ! Les Allemands vont présider l’Union européenne au premier semestre 2007. Nous leur succéderons au second semestre 2008. Il faut donc boucler la négociation pour fin 2008 pour qu’elle soit validée à l’occasion des élections européennes de 2009. Mon rêve, mon ambition, mon objectif, c’est que, à la fin de la présidence française, on puisse dire : "l’Europe est relancée ! L’Europe est réorientée ! L’Europe est de retour !".

C’est toujours ainsi, par le haut, par la volonté, par l’audace, que l’Europe est parvenue à sortir des crises dans lesquelles elle était plongée. C’est ce que François Mitterrand a réussi, en 1984, au sommet de Fontainebleau. C’est ce qu’il appartiendra au prochain Président de la République de réussir dès l’année prochaine.

Chère Camarade, Cher Camarade, t’ayant toujours parlé directement et clairement, je veux, pour terminer, en venir au vote du 16 novembre.

Après avoir lu, écouté, discuté, tu vas faire ton choix. Seul. Librement. Souverainement.

Tu vas répondre à deux questions simples. Qui serait le meilleur candidat ? Qui serait le meilleur président ?

Je crois que, au bout du compte, il s’agit d’une seule et même question : le meilleur président sera le meilleur candidat.

Pour gagner l’élection présidentielle, il faudra convaincre le peuple. Pour emporter la confiance du peuple, il faudra lui dire la vérité. Pour emporter la confiance du peuple, il ne faudra pas se contenter de constats, il faudra proposer des solutions - d’abord et avant tout à la question sociale. Pour emporter la confiance du peuple, il ne faudra pas épouser toutes ses positions, il faudra avoir le courage d’affirmer ses convictions et l’audace de proposer une ambition, une vision, un chemin pour le pays. Pour emporter la confiance du peuple, il faudra convaincre que notre ligne sera efficace dans la mondialisation.

Fort de ces convictions, j’ai arrêté ma priorité : le social. J’ai fixé un objectif : le plein emploi en moins d’une décennie. J’ai défini ma méthode : la social-démocratie et le « président engagé ». J’ai avancé mes principales propositions : le « Pacte de l’Elysée », le patrimoine pour les jeunes, la « grande relance européenne », une restructuration écologique de toute notre économie.

Voilà ma cohérence. Maintenant, je fais appel à toi. Je veux être le candidat des socialistes parce que je veux battre Nicolas Sarkozy. J’ai besoin de ton soutien et de ton vote. La victoire est possible. Elle dépend de toi.

Dominique Strauss-Kahn

Posté par moselle avec dsk à 17:20 - Les propositions de DSK - Commentaires [0] - Permalien [#]



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