La Moselle avec DSK

Le blog de Socialisme et Démocratie et du comité de soutien à DSK en Moselle

27 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn soulève le Zénith

Dans une salle du Zénith pleine à craquer et dans une ambiance surchauffée avec plus de 6.000 militants, les trois candidats socialistes se sont retrouvés hiers soir pour ce qui restera dans les souvenirs de ceux qui y ont assisté comme un (le) très grand meeting de cette campagne à l’investiture.

Pas de caméras, pas de micros, tout pour les militants, un vrai meeting politique avec enthousiasme, applaudissements et sifflets comme nous n’en avions pas vu depuis longtemps.

DSK au ZénithLaurent Fabius, toujours excellent orateur, a franchement fait un tabac sur ses thèmes de prédilection, mais il a sombré sur l’Europe, les militants ne pouvant que rejeter son discours contradictoire avec ses actes sur un sujet pourtant majeur pour l’avenir de notre pays.

Ségolène Royal a commencé son intervention sous les applaudissements et l’a terminée sous la réprobation quasi-générale des militants qui, selon elle, « auraient peur du peuple », alors que les militants franciliens sont reconnus pour être particulièrement proches du terrain, dans les associations, sur les marchés, dans les réunions des comités de quartier. Elle a redéfendu, quoiqu’avec peu d’assurance et d’enthousiasme, ses « jurys populaires » (rappelons au passage que tant l’Association des maires de France que la Fédération des élus socialistes et républicains se sont démarquées de cette proposition). Fébrile, elle s’est également nettement démarquée du projet socialiste : « Les catégories populaires qui nous ont manqué en 2002 ne vont pas revenir comme ça vers nous parce qu'on va agiter le projet », a-t-elle scandé.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a été copieusement applaudi par la salle toute entière, à plusieurs reprises debout. Détendu, il s’est efforcé avec humour de calmer le jeu et a rappelé qu’il voulait « une société de confiance, pas une société de surveillance. Une société d'émancipation, pas une société de suspicion ». « Entre les trains bondés et les barres bétonnées, entre une somme de nuisances et les hypermarchés trop chers se concentrent dans certaines banlieues tout ce que la France compte d'inégalités », a rappelé le député de Sarcelles, insistant sur le désir d’égalité réelle des français : « Les banlieues ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper. Ce sont des villes où il y a nos jeunes, ce sont des villes où nous sommes tous ! ».

De l’avis des quelques journalistes qui s’étaient glissés subrepticement dans la salle, Dominique Strauss-Kahn a été « extraordinaire » (sic). Si le meeting, d’une qualité exceptionnelle, avait été retransmis à la télévision, nul doute qu’il aurait été considéré par les commentateurs comme un tournant de plus dans la campagne illustrant la dynamique autour de DSK.

Les militants ont montré qu’ils avaient envie de se faire entendre et qu’ils seraient, eux, maître de leur choix. Un choix éclairé.

Posté par moselle avec dsk à 09:36 - Rejoignez DSK pour 2007 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

Ségo en chute libre

Les français s'ouvrent sur la réalité, rien ne sert de désespérer.

Ségolène Royal chute de 15 points auprès des sympathisants PS (CSA)

PRÉSIDENTIELLE-PARTIS-PS-SONDAGE - 27/10/2006 12h01 - AFP

PARIS, 27 oct 2006 (AFP) - Ségolène Royal a chuté de 15 points en une semaine auprès des sympathisants PS, et de 6 points auprès de l'ensemble des Français, interrogés sur leur candidat socialiste préféré pour 2007, selon un sondage CSA pour le Bleu de Profession politique rendu public vendredi.
Ce sondage a été réalisé mercredi et jeudi après le deuxième débat télévisé mardi soir entre la présidente de Poitou-Charentes, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Mme Royal est passée de 72% à 57% auprès des sympathisants PS et de 53% à 47% auprès de l'ensemble des Français.
(Sondage réalisé par téléphone auprès de 802 personnes, selon la méthode des quotas).
eb/cgd/def

Posté par gérard, 27 octobre 2006 à 12:40

Très bon chiffre

57 c'est la Moselle.

54 c'est Nancy.

Quel bouillon...

Posté par jpb, 28 octobre 2006 à 00:09

respecter le peuple, c'est lui dire la vérité

Election du candidat PS: la voie Royal pas tout à fait ouverte
Par Thierry MASURE
PARIS, 27 oct 2006 (AFP) - L'énorme chahut pendant le discours de Ségolène Royal, devant 6.000 militants socialistes jeudi soir à Paris, a montré que la favorite pour la désignation du candidat PS à l'élection présidentielle devait encore surmonter des obstacles pour transformer l'essai.
Célébrée par une grande partie des adhérents et des médias, la présidente de Poitou-Charentes a essuyé une bronca au Zénith, un événement puisque c'est la première fois qu'elle est ainsi malmenée.
Un responsable socialiste allié à Laurent Fabius parlait d'"un tournant" dans la campagne interne, assurant qu'on n'était "pas très loin du congrès de Rennes" de 1989 marqué par une féroce bataille Jospin-Fabius.
Parallèlement, Ségolène Royal connaît une chute brutale (-15 points) en une semaine auprès des sympathisants PS, et de 6 points auprès de l'ensemble des Français, quant à leur candidat socialiste préféré pour 2007, selon un sondage CSA.
Mais elle continue d'écraser ses deux concurrents, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, tout en enregistrant un tassement dans plusieurs enquêtes.
Les partisans de Mme Royal, tel Vincent Peillon, dirigeant du courant de gauche NPS au sein du parti, ont accusé M. Fabius et, surtout, M. Strauss-Kahn d'avoir utilisé au Zénith "des méthodes désespérées qui rappellent des pratiques dépassées" pour déstabiliser leur championne: bourrage de salle et concert de protestations organisé.
Mais la députée des Deux-Sèvres avait été ovationnée pendant deux minutes lorsqu'elle est montée à la tribune. C'est lorsqu'elle a abordé les thèmes les plus polémiques que les choses se sont gâtées.
A Laurent Fabius appelant le candidat qui sera choisi, et peut-être élu en mai 2007, à "appliquer le projet socialiste", Ségolène Royal a répondu que "les catégories populaires ne vont pas venir vers nous simplement parce qu'on agitera le projet". Alors que le premier secrétaire du PS François Hollande n'a cessé d'en faire la pierre angulaire de la campagne de 2007.
Défendant avec fierté et assurance les "jurys citoyens", très contestés par les adversaires de la démocratie d'opinion (jospinistes, strauss-kahniens, fabiusiens...), Ségolène Royal a appelé les militants à ne pas avoir "peur du peuple". Phrase mal ressentie par ceux qui sont censés être au contact quotidien des électeurs, à entendre les réactions au Zénith.
Malgré son aura, elle n'est pas parvenue à reprendre le contrôle de la salle, achevant de parler la voix couverte par les huées.
La favorite pour le vote des militants, le 16 novembre, a délivré "un avertissement pour les deux prochaines étapes qui restent", un débat télévisé et un débat militant à Toulouse les 7 et 9 novembre.
"Rien ne doit être fait qui affaiblisse notre candidat ou notre candidate pour le combat principal contre la droite, projet contre projet", a-t-elle dit.
"Ce qui est important, c'est que demain, je puisse rassembler tous les socialistes", a ajouté Mme Royal.
Laurent Fabius, abondamment sifflé lorsqu'il s'est élevé contre "la dérive libérale de l'Europe" (son "non" au traité constitutionnel restant très présent à l'esprit des militants), a vite repris le contrôle de la situation, son "métier" aidant.
Dans une région qui est son fief, Dominique Strauss-Kahn s'est le mieux tiré d'affaire, prenant au mot Ségolène Royal ("respecter le peuple, c'est lui dire la vérité").
Très applaudi, il n'a jamais été sifflé. Conclusion d'un de ses proches, Christophe Borgel: "le mieux placé pour rassembler, c'est lui!".
tma/cgd/df

Posté par jeancharles, 29 octobre 2006 à 10:10

Un autre compte-rendu

Pour un compte-rendu complémentaire, voir aussi le blog de Socialisme et Démocratie de Paris, http://socdemjeunes75.ublog.com/sdj75/
Bien à vous

Posté par sdj75, 31 octobre 2006 à 03:02

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