La Moselle avec DSK

Le blog de Socialisme et Démocratie et du comité de soutien à DSK en Moselle

12 octobre 2006

DSK pour un nouveau souffle européen

dsklogologo_pes_frConscient qu'aujourd'hui, l'Europe est seule à avoir la taille critique pour influer sur les grands enjeux internationaux, Dominique Strauss-Kahn a fait de la construction de l'Union Européenne une priorité de son engagement politique. De l'instauration d'un revenu minimum européen à la création d'un fonds européen de la petite enfance, en passant par la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle à l'échelle du continent, c'est l'Europe sociale que DSK veut bâtir.

De la création d'un "Conseil des ministres pour la croissance" à la remise sur pied d'un Eurogroupe renforcé, c'est l'Europe économique qu'il entend parachever, pour qu'elle ait enfin un véritable gouvernement économique et que l'euro porte tous ses fruits.

L'élection de la Commission par la majorité du Parlement, la réservation d'une partie des sièges parlementaires à des listes regroupant des candidats issus de plusieurs pays, le développement des échanges, de l'apprentissage des langues : c'est la concrétisation de l'Europe des citoyens qui donnera au modèle européen la légitimité nécessaire pour intervenir dans les affaires du monde.

Vous voulez voir grandir une Europe plus juste et plus sociale, qui pèse dans le monde, rejoignez DSK.

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Les sondeurs délirent (déjà) grave !

canardoLe Canard Enchaîné de ce mercredi fait sa une sur les méthodes curieuses des sondeurs concernant la primaire interne du Parti socialiste. Des méthodes dont nous nous étions déjà effectivement étonnés sur ce blog il y a déjà quelques semaines. A lire pour comprendre ce qui se passe.

Un « hold-up » ! C'est le terme musclé qui accompagne la publication, dans « Le Point » (5/10), du sondage réalisé par l'institut Ipsos et consacré aux prétendants à l'investiture socialiste. Selon cette enquête, c'est Ségolène Royal qui réussit le casse en récoltant 68 % des intentions de vote, contre 23 % à Dominique Strauss-Kahn et 9 % à Laurent Fabius. Autant dire que la désignation, le 16 novembre, du candidat officiel du PS relève désormais de la formalité...

segoholdupEn réalité, si hold-up il y a, c'est surtout contre les lois de la statistique. Car - « Le Point » ne mentionne ce détail qu'en caractères microscopiques - le coup de sonde a été réalisé auprès de... 245 cobayes. Ce qui, selon lesdites règles statistiques, inscrit les résultats à l'intérieur d'un « intervalle d'erreur » de plus de 13 points !

Ce n'est encore rien. En effet, précise la microfiche du « Point », les 245 sondés sont des « sympathisants du PS ». Or, le 16 novembre, seuls les adhérents du parti de Hollande se prononceront. Etant donné le faible taux de socialistes encartés parmi les « sympathisants » - à peine 3% -, le nombre de sondés d'Ipsos qui seront appelés à voter dans un mois n'excède pas 7 ou 8...

Autant de précisions que ni « Le Point », ni la chaîne télé LCI, qui a diffusé les résultats en boucle, ni les autres médias qui les ont repris, n'ont jugé bon d'apporter.

A quoi bon, d'ailleurs, s'embarrasser de ces chicanes ? Un coup de sonde (et un coup de pub) chasse l'autre. Le 9 octobre, la même LCI et « Le Figaro » ont assené de nouveaux chiffres, signés, cette fois, de la Sofres. Dans l'hypothèse d'un duel Sarko-Ségo au premier tour, le premier écraserait la seconde avec 38 % d'intentions de vote contre 29,5 %. L'écart le plus élevé depuis six mois!

Et tant pis si, dans « Le Parisien » du même jour, c'est Ségolène qui terrasse Nicolas de 10 points lorsque le CSA demande au peuple quelle personnalité il préférerait à l'Elysée.

Ce genre d'élucubrations -qui disqualifieraient n'importe quel expert - n'effraient pas la grande presse, acharnée à décortiquer savamment le moindre pourcentage sorti tout frais des ordinateurs. On cherche de « fausses querelles » aux sondeurs, s'insurge même un éditorialiste des « Echos » (6-7/10), qui cite toutefois quelques plantages récents des prophètes d'isoloir : en Autriche (défaite des conservateurs malgré les prévisions), en Hongrie ( panade imprévue des socialistes), au Brésil (second tour surprise pour Lula), etc.

Broutilles, analyse le confrère, beaucoup de citoyens changent d'avis au dernier moment et ces estimations ne sont que des « photographies instantanées des opinions ». Et quand ces « photographies » sont prises le même jour ?

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