08 octobre 2006
DSK : la France est prête pour une vraie sociale-démocratie
Invité de Christophe Barbier sur LCI ce matin, Dominique Strauss-Kahn a répondu aux questions sur les grands problèmes internationaux du moment : les essais nucléaires nord-coréens avec le danger de la prolifération nucléaire, la complaisance à l’égard de la politique de Poutine en Tchetchénie et l’assassinat de la journaliste indépendante russe Anna Politkovskaïa.
Interrogé sur le déroulement de la campagne interne, il a jugé « pas très satisfaisant » le mode d'organisation des débats publics au PS, avant la désignation du candidat.
« Ce ne seront pas de vraies confrontations », a-t’il déclaré, « j'aurais préféré des débats face à face ». En réalité, « ce seront des interventions parallèles, avec des questions préparées, connues à l'avance des intervenants », a-t-il poursuivi.
DSK s'est dit convaincu qu'il y aurait "deux tours" lors de la primaire du PS.
Il a également déclaré qu'il n'était pas rassuré quant à l'impartialité de François Hollande, le premier secrétaire du PS. « Il prend parti, je crois que ce n'est pas son rôle », a-t-il dit.
Sur le fond, « la France est prête pour une vraie sociale-démocratie, ni un extrémisme qui vient se soumettre aux pressions des partis d'extrême gauche, ni de l'autre côté une dérive vers les partis de droite », a-t-il ajouté.
Dominique Strauss-Kahn a prôné « la sociale-démocratie comme elle est capable de s'exprimer en Espagne, en Italie, en Allemagne, partout où la gauche depuis longtemps a été capable de concilier la justice et l'économie de marché ».